mon journal du lundi, le camp d'internement de Pithiviers

par bluesy  -  21 Septembre 2010, 18:33  -  #Loiret, visites, expositions

Comme tous les lundis, je fais un rapide retour sur la semaine passée. Reprise du yoga, trois marches par semaine, ça reprend fort ! Beaucoup de scrap aussi et de point compté... Une journée chez des amis. Le concert d'Higelin

Mais le point fort de la semaine, fut sans doute le dimanche. Cette année, les journées du patrimoine nous ont conduits dans un passé pas si lointain que ça et pas très glorieux, à l'emplacement du camp d'internement de Pithiviers.

  La visite de l'ancien camp a été conduite par les membres du CERCIL link, dont Hélène Mouchard-Zay et une historienne. Elles nous ont montré des photos d'époque, donné un petit livret récapitulatif. Des textes ont été lus tout le long du parcours : c'étaient des lettres d'Isaac Schoenberg à sa fiancée Chana. Il a été arrêté avec beaucoup d'autres hommes le 14 mai 1941, interné au camp de Pithiviers, déporté le 24 juin 1942 et assassiné à Auschwitz le 5 août 1942 (Hélène Mouchard-Zay utilise ce terme plutôt que celui d'"exterminé" qui s'applique plutôt à des inscetes, à des nuisibles. Je n'avais jamais réalisé qu'en effet ce terme pouvait être choquant. Les lettres d'Isaac à sa fiancée sont pleines d'amour, d'espoir et il raconte aussi la vie du camp, les colis, les lettres, la censure. Ce camp était gardé par des gendarmes français, même si les nazis n'étaient jamais très loin. Les baraques étaient en bois et fibro ciment, sol en ciment (ce camp avait été prévu pour y héberger des priosnniers de guerre allemands. 1700 hommes y furent internés jusqu'en 1942 (après ce fut l'horreur de la rafle du Vel d'hiv et les femmes et les enfants s'y entassèrent). . Certains purent s'évader, furent libérés pour mauvaise santé (repris la plupart du temps plus tard et déportés), la plupart furent déportés. Les internés pouvaient travailler à l'extérieur, dans les fermes principalement où ils reçurent de l'aide pour s'évader. La visite du matin s'est terminée au mémorial (à signaler qu'il y a une erreur sur une des plaques : les tsiganes ne furent pas internés à Pithiviers mais à Jargeau)

De ce camp, il ne reste rien qu'un bâtiment en dur, qui était l'ancienne infirmerie. A l'emplacement des baraques, la végétation a repris ses droits.

Le camp fut rasé en 1949. Après les Juifs, y furent internés les communistes, puis les collabos.

L'après-midi, nous avons assisté à une lecture croisée de lettres du même Isaac Schoenberg et de Francine Christophe, une petite fille de 8 ans.

Comment tout cela a-t-il pu exister ? que faire pour que cela ne se reproduise plus....

 

pour en savoir plus : link

 

  

 

Puisque nous sommes dans le domaine des exclusions, voici un lien de pétition contre la xénophobie

http://nonalapolitiquedupilori.org/

 

 

Balladine 29/09/2010 10:41



Oui, tu l'écris bien, comment cela a-t-il pu exister ?
C'est inconcevable mais la dure réalité est là, oui, des hommes ont pratiqué l'extermination d'autres hommes comme des "nuisibles"...



belgique-chine 26/09/2010 10:03



oui maintenant cela marche


quel triste époque peu glorieuse pour la France


bon dimanche bise



fanny 26/09/2010 09:15



une visite certainement émouvante...et toujours transmettre pour éviter des récidives....et éliminer certains relents.....


bon dimanche



Jo-Elle 23/09/2010 22:01



Belle journée pour moi aujourd'hui


"Club" Culture et découvertes du village voisin; première sortie pour moi: château de COURSON puis château du MARAIS à 10min l'un de l'autre


Une idée pour vous.... avec une auberge juste en face du MARAIS


Vivement le mois prochain !!!!


Je pars demain. Bon voyage à vous BISES



bluesy 23/09/2010 23:48



j'ai entendu parler du château de Courson, mais je ne connais pas le château du Marais. A mettre à notre programme de visites l'an prochain !



ANILOU 23/09/2010 12:32



L'important, c'est de ne jamais oublier, c'est cela que je crains souvent. J'ai suivi le lien mais je l'ai mis dans "favoris" pour le lire à petite dose, même quand on connait il faut le
relire... Cela m'a rendu triste c'ést pourquoi j'ai d'autant plus apprécié la balade dans les jardins de Chaumont d'autant plus agréable avec Jimmy....Merci pour ce partage et bonnes vacances car
ton séjour doit être tout proche je crois. Bisous