Registres paroissiaux et d'état-civil

par bluesy  -  6 Février 2010, 23:26  -  #généalogie, histoire locale

Un petit texte pour le bulletin d'histoire locale... j'espère qu'il est assez clair....

Les registres paroissiaux

 

Dans ces registres, sont consignés les actes de baptêmes (n’y figurent que les enfants baptisés ou ondoyés par la sage-femme, ce qui était le cas de la majorité des enfants), les actes de mariages, les actes de sépultures (à condition que le défunt soit inhumé à l’église, ce qui exclut les personnes auxquelles on refusait les sacrements, et les condamnés). C’était le curé qui rédigeait ces actes, parfois le curé d’une commune voisine. On trouve des actes d’une paroisse dans une paroisse voisine, le curé pouvant exercer son ministère dans plusieurs paroisses..

 

En 1539, François I, par l’édit de Villers-Cotterêts, exige que les actes de baptêmes soient rédigés en langue française (mais certains curés continuent à rédiger en latin), permettant également de recenser les personnes majeures, dans un but purement fiscal. Henri III, par l’ordonnance de Blois en 1579, étend cette mesure aux mariages et aux sépultures. Louis XIV, exige la tenue des registres en double exemplaire (ordonnance de Saint-Germain-en-Laye en 1667) : l’original reste dans la paroisse, le double est déposé au greffe du tribunal. Le contenu des deux séries est censé être identique mais ce n’est pas toujours le cas. Le registre original est souvent plus précis. Le registre original est conservé dans les communes de plus de 2000 habitants (mais cela dépend des départements, les communes d’Eure-et-Loir, même petites ont conservé jusqu’à présent les originaux). Les doubles du greffe sont toujours conservés aux Archives départementales.

Les noms des parrain, marraine et père sont mentionnés dans les actes de baptêmes. Les actes de sépultures se font plus précis : y sont souvent mentionnés l’âge du défunt, le nom des parents si le défunt est célibataire (à moins qu’il ne dépende plus des parents (veuf, célibataire âgé, il est dénommé « garçon, homme, fille ou femme de soy ». Quand une femme décède, il est souvent indiqué le nom de son mari, ce qui est plus rarement le cas quand il s’agit d’un homme. Dans les actes de mariages, figurent le nom des parents des mariés, sauf quand il s’agit de veufs, le nom des témoins avec la filiation, l’âge des mariés, parfois le lieu de naissance. Tout cela est très variable et dépend du curé qui rédige.

 

Parfois, le curé racontait ce qui se passait dans la paroisse ou en France (intempéries, famines, victoires des rois...)

 

Les registres paroissiaux, dans la Communauté de Communes du Malesherbois

Commune de plus de 2000 habitants, La ville a pu conserver ses registres paroissiaux, ce qui n’est pas le cas dans les autres villages de la CCM qui ont dû déposer les registres anciens aux Archives départementales (on peut les consulter sous forme d’actes microfilmés)

Avant 1813, Trézan et Rouville étaient des paroisses distinctes de celle de Malesherbes. Les registres de ces trois paroisses se trouvent en mairie.

Le plus ancien registre de Malesherbes date de 1551 (baptêmes), ceux de Trézan remontent à 1595 (baptême) et ceux de Rouville à 1621. Pour trouver un acte, il faut parfois chercher dans tout le registre, voire dans ceux des autres paroisses car les années sont parfois mélangées et il existe des actes de Trézan dans les registres de Malesherbes.

Malesherbes appartenait au diocèse de Sens.

Les registres comportent des renseignements intéressants, construction du cimetière, procès entre les religieuses de Montmartre et les habitants de Trézan à propos des marais, aménagement de l’église…

 

Les registres d’état civil

Le 20 septembre 1792, par décret de l’Assemblée nationale, les registres des baptêmes, mariages et sépultures sont remplacés par les registres des naissances, mariages, divorces et décès et sont tenus par l’officier d’état-civil. Mais à Trézan, le curé Mireux prend le titre de « curé et officier public » et continue à enregistrer les actes jusqu’en avril 1793. Il n’utilise pas les dates du calendrier républicain et continue à baptiser.

Alors que les baptêmes, mariages et décès étaient réunis dans un même registre, on trouve les actes de naissances, mariages et décès dans des registres séparés.

Le clergé continue à tenir des registres de catholicité, mais le Concordat de 1801 précise que ces registres ne peuvent suppléer les registres ordonnés par la loi pour constater l’état civil des Français. Ces registres se trouvent à l’évêché.

 

Les tables décennales.

Pour rechercher un acte, il faut d’abord consulter les tables décennales qui existent dans la quasi-totalité des communes. Les actes y sont classés par dizaines d’années (à partir de 1800) et par ordre alphabétique des personnes. Il existe cependant des erreurs de noms, de dates. A noter que certaines communes (Eure-et-Loir par exemple) possèdent des tables alphabétiques beaucoup plus anciennes, certaines débutent à 1610.

 

Les recensements de population :

On peut y trouver les listes nominatives des habitants, dates et lieux de naissance, adresse…

 

Les calendriers

Le calendrier julien était en usage jusqu’en 1592 (mais certains curés ont continué à l’utiliser après cette date), il fut remplacé par le calendrier grégorien. Henri II fit suivre le 9 décembre 1582 du 20 décembre 1582.

Dans des registres plus récents, on trouve des survivances de ce calendrier julien : l’année commençant au 1 er mars, septembre était le 7 ème mois ( nommé « 7bre » dans certains actes, « 8bre » est octobre, « 9 bree » novembre et 10 bre » décembre.

Le calendrier républicain fut utilisé entre 1792 et 1805 (an I à an XVIII) et démarre le 20 septembre 1792. (tables de concordance à consulter sur le net).

 

La loi du 15 juillet 2008

Les actes de moins de 75 ans ne sont pas communicables au public, sauf dérogation ou parenté (avant 2008, il s’agissait des actes de moins de 100 ans). Les actes de décès de moins de 75 ans sont communicables à tous sous forme de copie (on ne peut consulter soi-même les registres).

 

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f.annie 10/02/2010 08:34


Merci beaucoup Monique pour la dernière information que tu donnes au sujet de la loi de Juillet 2008 que je ne connaissais pas. J'étais restée sur l'idée des 100 ans...
Biz


bluesy 10/02/2010 11:53





cela nous permet d'avancer un peu dans les recherches récentes





Jo-Elle 09/02/2010 12:54


J'ai passé ma matinée à fouiner dans les archives du grenier de ma Mairie.... et dans ses bulletins municipaux de puis 1967
Nous préparons les journées du Patrimoine de septembre en envisageons l'histoire de la commune sur 3 ans.... Et on commence cette année par la figure locale LA DUCHESSE d'UZES et
ses CHASSES à COURRE ici..... dépuis du XX ème


bluesy 10/02/2010 11:56


il reste parfois des trésors dans les greniers des mairies, à utiliser avant que les AD ne s'en emparent ! et puis les AD ne sont pas loin de chez toi !!! et il doit y avoir des choses à lire sur
les AD en ligne à propos des communes du 78, cadastre peut-être... moi je n'utilise que les registres paroissiaux en ligne


marie 09/02/2010 12:04


c'est passionnant mais quel somme de travail et quelles connaissances vous avez de votre passion.Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz


belgique-chine 08/02/2010 05:04


merci de ton passage et de ta fidélité
enfin je suis dans le nouvel appartement
bonne journée bise


bluesy 08/02/2010 23:01


bon aménagement du nouvel appartement !


kikilacoco 07/02/2010 10:53


Très interessant et très instructif tout ça Merci beaucoup !