Si vous n'êtes pas encore allé voir l'exposition de Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis, au musée Maillol, il est encore temps : elle est prolongée jusqu'au 30 maes.
Hier soir, nous sommes allés voir le très beau film de Martin Provost qui raconte l'histoire de cette femme de ménage de Senlis qui passait tout son temps libre (c'est-à-dire ses nuits car elle
travaillait toute la journée pour quelques sous). Elle fabriquait elle-même ses couleurs avec du blanc qu'elle achetait, de l'huile qu'elle volait dans les églises (un petit pardon à la Vierge), du
sang de porc. Elle peignait sur du carton, en chantant le Veni creator. Tout le monde se moquait d'elle et de cette passion qui lui était inspirée par son ange gardien mais un jour,
le collectionneur Wilhem Unde chez qui elle travaillait remarqua un de se tableaux. Quelques années plus tard, la guerre de 14/18 arriva et son mécène partit. Il revint vers 1927 et Séraphine put
se consacrer toute à sa peinture. Mais la crise arriva, elle fit des dépenses exhorbitantes et elle termina ses jours dans un asile près de Senlis, dans des conditions effroyables.
J'ai bien aimé l'interprétation de Yolande Moreau, son regard extasié quand elle regarde les arbres et semble illuminée.
Si vous voulez voir les bandes annonces, c'est ici :
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18836245&cfilm=126513.html
et pour voir ses oeuvres c'est
ici
:
Ce film, nous l'avons vu à Pithiviers, la salle présentera une fois par mois du cinéma d'auteur. A ne pas manquer si vous êtes dans la région.
Pour terminer, rien à voir avec Séraphine, voici un morceau de musique qui t'est dédi, Monique, avec qui j'ai étudié au collège de la rue saint Martin, à Dreux en 61. Un morceau de Dominique
Cravic, le fils de notre directrice.